Tu sais, il avait l'air si parfait. Il avait cette manière de me regarder, qu'aucun mot ne décrit. Il disait qu'il était heureux de m'avoir. Moi. Tu imagines ? Il avait parfois cet air penseur, qui ne laissait rien passer. Je voulais le garder. Je voulais nous enfermer, nous protéger. Tu vois, il était vrai, il ne cherchait rien, même pas à me plaire, mais il me plaisait. Tu sais, il avait cette manière, de me serrer si fort .. Il avait cette manière de poser sa main sur ma joue. Il avait cette peur de me voir partir, à tel point qu'il a préféré partir avant moi. Il disait qu'il n'aimait pas mes départs. Tu comprends ? Il était amoureux, je crois. Il a tant de fois essuyé mes pleurs... Tu vois ? Je crois que j'étais importante pour lui. Tu sais, l'une des dernières choses qu'il m'ait dite, c'est qu'il voulait se fiancer. C'est bête non ? Mais moi ça me plaisait. Parce que j'avais tant lutté pour conserver cet amour que j'aurais été prête à lui donner ma vie. D'ailleurs, c'est ce que j'ai fait, je crois. Je lui ai donné ma vie de l'époque. Ensuite il y a eu l'épuisement, la fatigue. J'ai juste fermé les yeux et laissé le temps s'écouler. J'étais devenue amoureuse de notre histoire et non plus de la personne qui l'écrivait. Tu pensais toi que j'avais vécu un tel bonheur ? Non, je ne l'ai jamais dit. Parce qu'un coeur blessé ment. Un coeur qui pleure trouve un coupable. Il l'était. Il l'est devenu. Puis après, il y a eu toi. Et j'ai rangé mon passé dans un tiroir, duquel j'ai jeté les clés. Et puis j'étais guérie. J'allais bien. Mais malheureusement, le premier reste le premier et il a le double des clés. Il est entré sans frapper. Evidemment.